« Je voulais peindre ce qui ne se voit pas, le souffle de la vie, le vent, le mouvement, la vie des formes, l’éclosion des couleurs et leur fusion. »
- Zao Wou Ki, 1988
Zao Wou-Ki (1920–2013) est l’un des peintres majeurs de l’abstraction lyrique du XXᵉ siècle, figure essentielle du dialogue entre la tradition picturale chinoise et la modernité occidentale. Né à Pékin, Zao Wou-Ki se forme très jeune à la calligraphie et à la peinture chinoise classique avant d’intégrer l’École des beaux-arts de Hangzhou. En 1948, il s’installe à Paris, ville qui devient son principal lieu de création et où il s’imprègne des courants artistiques contemporains, de Paul Klee à l’abstraction européenne et américaine. Après une première période figurative marquée par des influences cubistes et surréalistes, Zao Wou-Ki bascule au milieu des années 1950 vers une abstraction radicale. Sa peinture se libère du motif pour explorer l’espace, le souffle et le mouvement. Les signes calligraphiques, la lumière et la profondeur deviennent les véritables sujets de ses toiles, souvent de très grands formats. Son œuvre se distingue par une tension poétique entre vide et plein, violence et méditation, chaos et harmonie. Reconnu très tôt sur la scène internationale, Zao Wou-Ki expose dans les plus grands musées et institutions à travers le monde. Il est élu en France membre de la préstigieuse Académie des beaux-arts en 2002, consacrant un parcours exceptionnel entre Orient et Occident. Son travail, profondément spirituel et universel, continue d’exercer une influence durable sur la peinture contemporaine et occupe aujourd’hui une place majeure dans les collections publiques et privées internationales.

