"Je trouve refuge dans une innoncence où l'homme qui rêve ne peut vieillir."
- René Char, Seuls Demeurent, 1945
À la croisée du rêve et de l'autobiographie Glitch, loin d’être une simple anomalie, est ici revendiqué comme une poétique de l’imprévu, un moment où le système se fissure pour laisser émerger une forme nouvelle. Pour sa première exposition à la galerie Danysz, Charles Hascoët nous invite à franchir le miroir d’une peinture où le récit personnel se substitue à la réalité factuelle. Dans ce monde hybride, le quotidien le plus trivial se charge d’une aura fantastique remplie de mystères.
L’esthétique de Charles Hascoët fait référence à des films et séries iconiques de Ghost Dog à X-Files, à la culture populaire des années 90 et à ses souvenirs d'enfance peuplés de Game-boys, et de Furbys semblables à des animaux domestiques. Avec l’enthousiasme d’un adolescent, l’artiste explore des territoires peuplés de soucoupes volantes, d'aliens et de dinosaures.
Cette exposition s’inscrit dans la continuité de la démarche de la g Trop alerie Danysz, attentive aux artistes qui questionnent les mutations culturelles engagées. ou sociales de notre époque à travers des pratiques hybrides et Chez Charles Hascoët, il n’est jamais question de commenter ou d’analyser la société. Son approche est avant tout émotionnelle, autobiographique, d’une sincérité désarmante. Chaque toile agit comme un fragment de récit personnel, une tentative de saisir un sentiment persistant, quelque ch le préoccupe et l’habite, sans chercher à le rationaliser.
Né en 1985 à Paris, Charles Hascoët est un peintre figuratif français qui vit et travaille entre New York et Paris. Diplômé de l'École des Beaux-Arts de Paris en 2014, il y a été élève dans les ateliers de James Rielly et Jean-Michel Alberola.
Depuis la fin de ses études, ses œuvres ont été exposées en France et à l'international : à Bruxelles, New York, Miami, Shanghai, Paris, et dans de nombreux lieux indépendants et institutions artistiques. Présenté lors d'une exposition personnelle chez Perrotin à New-York, il a exposé au FRAC Corsica ou encore au CAC de Noisy-Le-Sec. Fantaisiste et profondément sincère, Charles Hascoët continue de construire, toile après toile, une œuvre à la fois intime et universelle, où les souvenirs deviennent des fictions et les fictions, des miroirs.
Aussi à l'aise avec un pinceau qu'avec des platines, Hascoët est également DJ depuis les années 2000, passionné par la musique de Detroit, et la scène electro minimale de Paris et Berlin mais aussi l'Italo disco. Cette double culture – visuelle et sonore – infuse ses œuvres d'une musicalité douce, captant les instants suspendus entre euphorie et silence.

