Sébastien Preschoux French, 1974

« Regarder œuvrer Sébastien Preschoux c'est accepter d'osciller entre la sérénité d'un ouvrage se laissant construire sans précipitation et la tension d'un geste infiniment précis, gracieusement mesuré, drastiquement régit par un processus de mesures et de comptage. Le travail s'étire dans le temps, rythmé par le geste répété du maniement de la règle puis du compas. Sans impatience, Sébastien Preschoux déroule le mouvement du dessin dans le temps, laisse la matière se déployer dans l'espace. »
- Valérie Nam

Le travail de Sébastien Preschoux se déploie sous de multiples formes et est issu d’une programmation mentale rodée permettant de générer des œuvres colorées faites d’alternance de pleins et de vides.

Profondément marqué par l’art optique, mais également par les valeurs de l’enseignement du Bauhaus prônant une instruction axée sur la valeur fondamentale du travail manuel, Sébastien Preschoux crée des œuvres dont la rigueur pourrait évoquer celle générée par une machine. Pourtant, ses créations sont dénuées de toute intervention technologique.

 

Pour ses travaux en deux dimensions, qu’il s’agisse de peinture ou de dessin, Sébastien Preschoux s’ancre dans des questions liées à l’espace, la lumière et le mouvement. Ses compositions, qui rendent notre perception instable, donnent un effet vibratoire. Tout en rigueur et en sérénité son procédé créatif est drastiquement régi par un processus de comptage, rythmé par le geste répété du maniement de la règle et du compas.

 

Ses sculptures de fil tridimensionnelles permettent à la fois de matérialiser des formes, des structures, construites de façon rigoureuse et mathématique en même temps qu’elles semblent se dissoudre dans l’espace, s’y intégrer au point de se dématérialiser.

 

Tendus entre sols, murs et plafonds, les fils tracent des lignes qui, juxtaposées les unes aux autres, dessinent des formes géométriques immatérielles. L’œuvre n’est plus extérieure au spectateur, elle structure l’espace même à l’intérieur duquel il circule, modifiant la perception qu’il a de l’espace qui l’environne au gré de ses déambulations. Car le fil permet ce que la sculpture n’autorise pas : pénétrer à l’intérieur même de la composition, multipliant les points de vue possibles pour le spectateur.

 

D’une esthétique pure, ses sculptures ou dessins s’articulent avec poésie et délicatesse pour créer une harmonie spatiale.

 

Sébastien Preschoux est né en 1974. Artiste autodidacte son travail a été présenté par des institutions parisiennes prestigieuses comme le Palais de Tokyo, le musée du quai Branly, Nuit Blanche ou la Ville de Paris.