« Legendary Lines » s'inscrit dans une programmation que la Galerie Danysz consacre cette année à l'art urbain, avec plusieurs éclairages successifs sur ce mouvement. Elle n'en retrace pas l'histoire : elle s'ouvre sur les figures des années 1980 et les met en dialogue avec des artistes plus contemporains.
Ce qui les réunit, c'est le trait. Avant les murs, les formats et les noms, l'art urbain s'est construit sur un geste : une ligne qui se reconnaît d'un coup d'œil, qui se répète, qui se transmet. C'est ce fil que l'exposition choisit de suivre.
Le titre joue d'ailleurs sur les sens du mot « lines ». La ligne plastique, d'abord : le tracé qui rend chaque artiste identifiable. La ligne comme cap : une démarche tenue dans la durée, parfois à contre-courant. La ligne qui fait mouvement : celle que ces artistes ont tracée les uns après les autres, jusqu'à installer l'art urbain dans le paysage artistique. Et, plus légèrement, les lignes de métro, qui structurent la ville et nos trajets, et sur lesquelles beaucoup ont commencé à peindre.
L'exposition présente des œuvres d'artistes majeurs du mouvement, comme Dondi White et Futura. Elles dialoguent avec celles de Miss Tic, pionnière du pochoir en France, dont les textes et les figures féminines mêlent poésie, humour et regard critique, et de Swoon, qui compose portraits et installations à partir de papier découpé et d'estampe.

