Jean Charles de Castelbajac: I WANT! The Empire of Collaborations

3 Février - 17 Mars 2018 Paris

« Il n'y a pas d'idées sans être deux. » Montaigne

Depuis le début de sa carrière, Jean-Charles de Castelbajac met en exergue le manifeste de la collaboration au travers de multiples partenariats avec des marques. Il aime investir les territoires de la tradition incarnés par des Maisons emblématiques telles que Weston ou Hermès afin d'électrifier l'histoire et donner des reflets de modernité. Il appelle cette démarche l'archéologie contemporaine, allant même aux sources des produits les plus populaires et traditionnels tels que le Cachou Lajaunie.

Jean Charles de Castelbajac crée, dès les années soixante-dix et quatre-vingts, de nombreux vêtements intégrant les personnages de cartoon de Walt Disney et l'iconique Snoopy. A partir de son exposition, « The Triumph of the Signs » en 2009 a' Paradise Row à Londres, dans un geste visionnaire, il associe des logos à des toiles emblématiques de l'histoire de l'art tels que le Déjeuner sur l'herbe de Manet et Louis Vuitton, l'Odalisque de Ingres et Gucci, la Liberté guidant le peuple de Delacroix et Nike. Il poursuit cette incursion avec l'exposition « The tyranny of beauty » en 2010 en mettant en abime des artistes tels que Botticelli et Walt Disney, créant ainsi une nouvelle esthétique hybride, chaotique et iconoclaste, annonçant les prémices d'une confusion culturelle désormais pierre angulaire de notre société inondée de collaborations parfois dénuées de sens.

Jean-Charles de Castelbajac est lui-même acteur majeur de ce système tentaculaire des collaborations, après en avoir été l'un des initiateurs en lançant des ponts entre l'art et la mode. Ainsi, il vit et a vécu de l'intérieur les travers de cet univers en tant que créateur de mode et artiste.

Pour sa nouvelle exposition à la galerie Magda Danysz, 'The Empire of collaborations', dernier chapitre du triptyque artistique initié en 2009, Jean-Charles de Castelbajac clôt la saga en explorant d'une part l'hégémonie de ce nouvel empire collaboratif, ses contradictions, ses mirages, ses vides et sa splendeur fugace, et d'autre part, se pose en curateur de collaborations désynchronisées provoquées par la rencontre d'artistes, d'époques et de style différents, au travers de ses toiles.