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A-One
The Babylon System, the Prophet Rides Again, 1985Spraypaint on canvas
206 x 295 cm -
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Futura
Crime Buster, 1983Acrylic and spray can on canvas
132 x 237 cm
52 x 93 1/2 in -
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Dondi
Untitled, 1984Spraypaint on canvas
131 x 241 cm -
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Invader
CAMO-XL_4C_M2,, 2026ceramic on panel
220 x 300 cm
86 1/2 x 118 in -
InvaderCAMO W-3C-M1, 2021Ceramic mosaics on panel47.4 x 49.8 cm
18 5/8 x 19 5/8 in -
Barry McGeeAcrylic and gouache on panel; 26 elements160 x 125 cm
63 x 49 in -
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Maya Hayuk, née à Baltimore en 1969, vit et travaille à Brooklyn. Fille de parents ukrainiens arrivés aux États-Unis comme réfugiés après la Seconde Guerre mondiale, elle s’est formée aussi à l’université d’Odessa. Peintre d’atelier et muraliste, elle s’est imposée comme l’une des grandes voix de l’abstraction dans l’espace public.
Dans « Kilim 106 » (2025), acrylique sur bouleau de la Baltique, deux grandes croix se croisent au centre d’une composition parfaitement symétrique. Autour d’elles, des bandes de couleur s’emboîtent comme des chevrons, ce qui donne une profondeur, presque une vibration. Quelques coulures laissées visibles rappellent le geste du peintre. Le titre évoque le kilim, ce tapis tissé à plat dont la géométrie rejoint le travail de Hayuk. Elle puise dans les œufs ukrainiens (pysanky), les couvertures tissées mexicaines, les mandalas et l’art populaire d’Europe de l’Est, mêlés à la culture pop et au psychédélisme.
Maya Hayuk est actuellement présente à Paris. Elle a réalisé deux murs, visibles en ce moment : l’un au centre Paris Anim’ Ken Saro-Wiwa, l’autre au Pavillon Carré de Baudouin, où elle présentera à partir du 7 novembre 2026 une importante exposition personnelle.
Felipe Pantone, né à Buenos Aires en 1986 et installé à Valencia, a grandi en Espagne, où il commence le graffiti à douze ans sous le nom de Pant1. Son pseudonyme en est le prolongement : il n’a découvert que plus tard la coïncidence avec le nom de la célèbre marque de couleurs. Il s’est ensuite tourné vers l’op art et l’art cinétique des années 1960, avec Vasarely, Le Parc et surtout Carlos Cruz-Diez, avec qui il a travaillé, et il a transposé ce langage dans l’ère numérique.
« Chromadynamica #133 » (2021) appartient à la série qui l’a fait connaître, dont le titre associe en grec la couleur et la dynamique. Sur plus de trois mètres de large, de longues diagonales noires, blanches, bleues, violettes et roses glissent en dégradés, comme coupées par de fines lignes horizontales qui rappellent un défaut d’écran. Chaque dégradé est en réalité composé de bandes très fines, juxtaposées comme des pixels étirés. Cette peinture UV sur PMMA donne à l’ensemble un éclat lumineux, presque immatériel.
Ici, la ligne du graffiti devient celle d’un flux : vitesse, circulation de l’image, instabilité de l’écran. Pantone y voit une manière de réfléchir à notre époque, dominée par la technologie et le changement permanent, sans oublier que, selon lui, la main intervient toujours dans la machine. -
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Chez Miss.Tic, la ligne a deux visages. Il y a celle que l’on découpe : au cutter, elle évide le carton pour ne garder que les zones à peindre, et le pochoir donne ce contour net, immédiatement reconnaissable. Et il y a la ligne écrite : un aphorisme qui accompagne la figure et la fait parler. Elle avait même fait de cette écriture une signature, dans un monde de la typographie longtemps masculin.
Cette œuvre de 2017 arrive trente-deux ans après ses premiers pochoirs, au moment où paraît Flashback : 30 ans de création. Elle prolonge la poésie civique qu’elle a installée sur les murs de Paris. Disparue en 2022, Miss.Tic est reconnue comme l’une des fondatrices de l’art du pochoir. Ses œuvres sont entrées au Victoria and Albert Museum et au Fonds d’art contemporain de la Ville de Paris, et l’exposition « À la vie, à l’amor » lui a été consacrée en 2024 au Palais des Papes.
Swoon, de son vrai nom Caledonia Curry, est considérée comme l’une des premières femmes à avoir atteint une large reconnaissance dans le street art. À 22 ans, étudiante à Pratt, elle colle en 1999 ses grandes gravures sur linoléum et sur bois sur les façades de Brooklyn et de Manhattan. Ses portraits, souvent ceux de proches, sont à échelle humaine, ce qu’elle appelle des « vessels of empathy ». En 2005, le MoMA acquiert ses premières œuvres. En 2014, le Brooklyn Museum lui consacre « Submerged Motherlands », première exposition personnelle du musée dédiée à une artiste de rue vivante.
« Kamayura Mylar blue / silver » (2015) est une pièce importante. Le café, que Swoon utilise souvent comme pigment, donne ce ton chaud de papier ancien. Le titre renvoie aux Kamayurás, un peuple autochtone du Haut-Xingu, au Brésil. Comme dans ses projets en Haïti ou à Braddock, Swoon lie ici la beauté du trait à une conscience sociale et écologique : la ligne, gravée, hachurée, découpée, devient un acte de mémoire. -








